Les 5 questions qu’une organisation doit se poser – #2: Que devrions-nous arrêter de faire ?

 

Les dirigeants ont tendance à se focaliser en premier lieu sur les  actions à démarrer immédiatement ; il est souvent plus délicat de réfléchir à ce qu’il faudrait éviter ou arrêter de faire. 

Dans le cas où la question Que devrions-nous arrêter de faire? reste sans réponse, Jack Bergstrand, CEO du cabinet de conseil Brand Velocity, l’affirme : « cela diminue les chances de succès de votre prochain projet car vous allez gaspiller des ressources pour des tâches que vous ne devriez plus faire et qui devraient être allouées à des actions prioritaires ».

De plus, cela peut également être un signal d’alerte signifiant que vous ne maîtrisez pas votre stratégie. En effet, sans la prise de recul nécessaire pour analyser et évaluer les réussites et les échecs d’un projet, il est impossible d’ajuster une stratégie et de pouvoir améliorer la qualité du travail effectué.

Par ailleurs, Bergstrand fait remarquer qu’il est très difficile pour la plupart des organisations de décider d’arrêter certaines choses, surtout des programmes ou des produits ayant eu du succès. « Nous n’aimons pas tuer nos propres bébés » déclare-t-il. Il en va de même concernant les relations internes entre individus et  groupes d’individus car ils sont naturellement enclins à défendre leurs propres projets.

Mais la principale résistance vient du fait qu’il est généralement plus intéressant de travailler sur du neuf que sur du vieux.  « Rien que de poser la question Que devrions-nous arrêter de faire ?dans une organisation rend les gens mal à l’aise », selon Bergstrand. « Il faut souvent l’intervention d’une personne extérieure ou d’une nouvelle équipe de gestion pour ne serait-ce qu’être en mesure de soulever la question ».